Multiplicateurs de focale

LE GRAND COMPARATIF


Liste des tests

 


LE VAINQUEUR


UNE BONNE ALTERNATIVE

 

Test du Sigma Téléconvertisseur 1.4x TC-1401

 





UNE BONNE ALTERNATIVE



LA DECEPTION




Et pourquoi ai-je toujours un multiplicateur dans mon sac ?

En fait, il s'agit chez moi d'une vieille habitude, d'un vieux réflex... En effet, c'est bien dès mon premier appareil réflex, le Minolta XGM (argentique) que vous retrouvez dans mon historique, que je me suis équipé de cet accessoire. Un doubleur de focale (multiplicateur 2x) venait en effet compléter le Tokina 80-200mm, et j'ai ainsi pu commencer à m'initier à la photo longue focale.

Revenu au monde du réflex en numérique, c'est donc assez naturellement que je me suis rééquipé, toujours avec objectif de rallonger mes focales. Depuis des années, ainsi, grâce à cet accessoire souvent peu onéreux, j'ai pu chasser la marmotte...

 

Ci-dessous, mes premières photos réflex numérique avec multiplicateur, avec un 50D et un Tamron 70-200mm f/2.8 SP (le premier modèle) et un Kenko Téléplus 1,5x. (2014)

Ci-dessus, mes dernières photos réflex numérique avec multiplicateur, avec un Canon Eos 7D mark II, un Canon EF 200mm f/2.8 L USM II et un Sigma Télé-Converter 2x. (2016)

Qu'est-ce qu'un multiplicateur de focale ?

Les multiplicateurs de focale sont des dispositifs permettant de modifier la longueur focale d'une optique. Il y a deux types de multiplicateurs, ceux qui se mettent devant la lentille frontale et ceux qui se placent entre le boitier et l'objectif. De ce que j'ai pu avoir l'occasion de tester, la première catégorie donne vraiment des résultats médiocres, je me bornerais donc pour l'instant à la seconde catégorie. Sur le net, ces compléments sont peu testés. C'est certainement dû à leur mauvaise réputation chez bon nombre de spécialistes. Pourtant, je les utilise depuis toujours et cela comporte un certain nombre d'avantages.

 

Le premier de ces avantages, c'est bien entendu d'amplifier le grossissement et ainsi de se rapprocher du sujet cherché. En animalier, c'est souvent indispensable. Ensuite, cela permet d'éviter également d'avoir à porter 2 objectifs de longue focale. Pour le poids et l'encombrement dans le sac, c'est non négligeable, sans parler de l'investissement... Bien entendu, tout cela, comme toujours en photographie s'accompagne des quelques inconvénients qu'il va falloir accepter ! Le plus gros est bien entendu la qualité d'image qui va se dégrader, des soucis d'autofocus et une compatibilité non assurée avec tous les objectifs.

 

Parlons de suite de la qualité. En fait, il faut considérer que tout est multiplié, la focale comme les défauts. Donc tous les défauts optiques de l’objectif vont être amplifiés et multipliés. Ainsi, sur un objectif parfait (qui n'existe pas), on devrait garder la qualité... Pour autant, le multiplicateur étant également un dispositif optique, il va également ajouter ses propres défauts... Tout cela a contribué et continue à contribuer à donner une mauvaise réputation à ces dispositifs, beaucoup considérant que c'est inexploitable.  Pourtant, si les constructeurs d'objectifs continuent à développer ces multiplicateurs, c'est bien qu'il y a un marché et un intérêt.

 

Pour conclure cette introduction, je me permets également de faire un point de langage. Le terme "multiplicateur de focale" n'est quasiment jamais employé. C'est pourtant le seul valable... On parle de doubleur, de convertisseur, d'extender... Chaque marque utilise son terme... Bref, ce n'est pas toujours aisé, mais sachez que tout cela n'est que du verbiage et du marketing, tous ces termes parlent bien du même type de complément.

Ci-dessus, une idée du grossissement obtenu avec 3 multiplicateurs (1,4x - 1,7x - 2x), la première image étant le 135mm sans multiplicateur. On peut aisément calculer la nouvelle focale. De 135mm, on passe à 189mm avec le 1,4x, à 229mm avec le 1,7x et à 270mm avec le 2x. Dans le même temps, l'utilisation de ces compléments amènent également une perte d'ouverture (et donc de lumière). Pour le 1,4x, on perd 1 stop de diaphragme (soit f/2.8 en valeur réelle pour un réglage de f/2.0). Pour le 2x, on perd 2 stops (soit f/4.0 en valeur réelle pour un réglage de f/2.0). Le 1,5x et le 1,7x font perdre 1+1/3 de stop et 1+2/3 de stop (respectivement).

 

Ainsi, pour résumer, notre Canon EF 135mm f/2.0 se transforme en un 189mm f/2.8 quand il est associé à un 1,4x et un 270mm f/4.0 si il est associé à un 2x. Sur le principe, on se retrouve donc avec une formule comparable à un 200mm f/2.8 ou à un 300mm f/4.0 que beaucoup de photographes rêvent d'avoir dans leur sac... Prometteur, non ? Reste à juger de la qualité des photos !

Les tests

Devant le peu de tests disponibles sur le net, il est très difficile de se faire une réelle idée du comportement de ces multiplicateurs, les uns par rapport aux autres. Je me suis donc lancé dans la tâche ! Mon protocole est le même que pour les objectifs avec un test de piqué qui va permettre de comparer la qualité d'image aux autres multiplicateurs, mais également aux objectifs sans multiplicateurs. Ce n'est pas moins de 7 multiplicateurs qui vont être passés au crible. Ils vont être testés sur le Canon Eos 5D mark III (test ici) et montés avec une liste importante d'objectifs :

Le Sigma 50mm f/2.8 Ex DG Macro (test ici)

Le Tamron SP 90mm f/2.8 VC USD Macro (F017) (test à venir)

Le Canon EF 100mm f/2.8 L IS USM Macro (test ici)

Le Canon EF 135mm f/2 L USM (test ici)

Le Tamron SP 150-600mm f/5.6-6.3 VC USD G2 (test à venir)

Cette liste peut paraitre longue, mais elle va permettre également de balayer les soucis de compatibilité entre multiplicateur et objectif.

 

Petite précision complémentaire

Tous les constructeurs indiquent que leurs objectifs ne sont pas compatibles avec les multiplicateurs des autres marques. A priori, il n'en est rien. Toutefois, on ne peut exclure qu'un jour des dégâts électroniques soient induits par un multiplicateur. Ceci étant, cela fait des années que j'en utilise et je croise toutes les marques sans soucis, mais mon expérience n'est pas une garantie que toutes les configurations soient effectivement sans danger. Il faut aussi noter que les Kenko DGX ne sont pas compatibles avec les boitiers 7D II et 5D III. Le boitier se met en erreur, et il faut enlever la batterie pour récupérer le fonctionnement. Là encore, tout ceci est-il réellement sans danger pour le boitier ? Pour l'instant, je n'ai jamais eu aucun soucis et je n'ai trouvé aucune littérature sur sujet, mis à part les avertissements des constructeurs, mais n'est-ce pas là simple stratégie commerciale ?