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Test du Canon EOS 5D Mark IV


Boitier Canon EOS 5D Mark IV


Intro

Le successeur du 5D Mark III (sorti en 2012, 4 ans après le Mark II) a longtemps été attendu, si longtemps que plus personne, finalement, ne l'attendait. Pourtant, il sort bien 4 ans après, mais les cartes ont été brouillées par la sortie du 5Ds R en parallèle qui a pu être considéré à tort comme le successeur de la gamme 5D. Du coup, le 5D IV est à mon avis un peu passé inaperçu... Ainsi, le boitier mythique reste le 5D III (vous en trouverez le test ici)...

 

Il faut pourtant s'intéresser et se pencher de très près sur cette nouvelle mouture. Elle est sortie fin 2016, et ce n'est donc qu'en 2018 que j'ai pu en dénicher un en occasion à un tarif "raisonnable"... Je l'ai adopté de suite pour les raisons que je vous laisse découvrir dans le déroulé de cet article. Après bientôt 8 mois d'utilisation et près de 20000 photos avec, je commence à bien le connaitre !

 

Mon avis sur les caractéristiques techniques

La liste des caractéristiques d'un boitier reflex est forcément longue... Alors vous la trouverez dans le lien ci-dessous.  Globalement, il s'agit d'un appareil gros (mais on s'y fait) et de moins de 900g . C'est d'ailleurs le premier avantage du 5DIV sur le 5DIII, 60g de gagné. Cela ne parait pas beaucoup, mais cela se ressent immédiatement dans l'équilibre de l'appareil et de son objectif.

 

Vous pouvez retrouver ici toutes les caractéristiques : Canon Eos 5D Mark IV

 

Dans tous ces chiffres, quelques uns sont plus importants que d'autres quand il s'agit de l'utilisation et de l'exploitation d'un tel boitier. Nous allons essayer de les faire ressortir et de laisser de côté certaines caractéristiques qui ne distingueront pas l'EOS 5D IV des autres boitiers et bien que souvent, les constructeurs les mettent en avant... C'est ici que l'expérience joue un rôle important.

 

Le nombre de pixels :  30 millions, on a donc gagné 8 millions par rapport au 5DIII. Etait-ce nécessaire ? Certes non, à 22, on en a déjà largement assez ! Alors, sans être nécessaire, cela est-il utile ? Et bien oui ! Dans mon usage, les 30 millions me donnent une liberté de recadrage plus importante. Sur la première image ci-dessous, le cadre rouge est un recadrage sur les 22 millions de pixels du 5DIII. On voit qu'en gardant la même quantité de pixels avec un 5DIV, on peut gagner et obtenir un cadrage qui correspond à peu près à celui obtenu à 60mm en partant d'une prise de vue réalisée avec un 50mm.  Sur le second exemple ci-dessous, on peut voir deux photos cropées à 100% où l'on voit également l'effet de zoom supplémentaire apporté par le nombre de pixels plus important.

 

 

Pour autant, augmenter le nombre de pixels n'est pas non plus sans inconvénients. En premier, c'est la taille des images. En Raw, on prend directement les 8 millions en plus, en jpg, avec la compression on peut passer de 4Mo à 6Mo. Ce n'est donc pas négligeable du tout pour votre solution de stockage !

 

Mais il y a aussi un autre inconvénient qui est plus physique. La taille du capteur est identique entre tous les Full Frame. Donc entre un 5DIII et un 5DIV, il faut simplement loger les 8 millions de photo-sites de plus dans le même espace. Il en résulte forcément des photo-sites plus petits. Ces photo-sites plus petits induisent trois soucis majeurs : le premier c'est le bruit électronique. Plus les photo-sites sont petits, plus le bruit aléatoire est important. Le second, c'est que le piqué d'image d'un objectif peut être remis en cause par cette petite taille. En effet, si le pouvoir de résolution de notre optique est plus large que notre nouveau petit photo-site, en cropant à 100%, nous aurons forcément un piqué moins bon que pour le même objectif monté sur un capteur de même taille mais possédant moins de pixels... Bon, comme on va le voir dans les paragraphes suivants, Canon a su lever le premier obstacle, pour le second, les objectifs qui étaient les miens n'ont pas trop souffert de ce nouveau capteur, mais certains que j'ai pu tester (comme le Canon EF 24-105mm f/4.0 L IS USM (test à lire ici)) ont l'air d'être plus sensible à ce phénomène.

 

Le dernier inconvénient, est lié au second... C'est le flou de bougé. De la même façon que pour le point précédent, si je bouge un tout petit peu, le flou de bougé pourrait être contenu dans la taille des photo-sites du 5DIII et déborder des photo-sites plus petits du 5DIV... C'est la théorie et on se dit que cela ne doit quand même pas être flagrant... Et bien on se trompe, c'est l'effet que j'ai vu le plus entre le 5DIII et le 5DIV. D'autres tests ont d'ailleurs rapporté ce phénomène également en conseillant de monter la vitesse au dessus de ce que l'on avait l'habitude de préconiser (l'inverse de la focale). Je pense qu'en fait il y a certainement un phénomène de résonnance. Par exemple, le Tamron 85mm f/1.8 VC amène un flou de bougé systématiquement au 1/250ème alors que cela disparait au 1/350ème. Peut-être que la vitesse de la stabilisation entre également dans les paramètres... Bref, tout n'est donc pas simple...

 

L'autofocus :  il s'agit là de l'une des caractéristiques les plus importantes de l'appareil car presque toutes les photos y recourreront ! Le 5DIII était bien doté et faisait référence en la matière. 61 collimateurs dont 41 croisés et 5 double croisés. Et bien sur ces chiffres, le 5DIV ne fait pas mieux. Pourtant, à y regarder de plus près, il a le même nombre de collimateurs, mais tout est amélioré. Leur technologie est plus moderne avec la reprise du Dual Pixel vu sur le 7D MarkII, la zone couverte est plus grande, la sensibilité améliorée... Bref, sur le papier, il doit être meilleur. Le problème, c'est que le 5DIII était déjà si bon, que je n'ai pas ressenti de différence notable.

Les 61 collimateurs du 5DIV
Viseur du Canon EOS 5D Mark IV

A l'usage, on est donc très satisfait du module AF, très complet et très complexe. Comme déjà mentionné sur le test du 5DIII (voir ici), j'utilise à 90% (si ce n'est plus...) le mode Spot sur le collimateur central... On pourrait se dire que vraiment, pour juste ce mode, ce n'est pas la peine de dépenser autant, oui, mais voilà, Canon ne propose pas ce mode sur la gamme 6D (pour ne citer qu'elle).

 

La visée sur écran a très sérieusement progressé, reprenant le module du 7DII. C'est rapide et efficace, et désormais plus de soucis pour y recourrir (quand je prends des photos à bout de bras par exemple). En associant ce mode à l'écran tactile, on y gagne aussi en efficience et en liberté de travail. On pointe directement sur l'écran le sujet sur lequel on veut faire le point et le boitier fait le reste. Confortable !

 

Les micro-réglages : Le 5DIV vous offre la possibilité d'affiner la mise au point, objectif par objectif avec les mêmes capacités de réglages que les 5DIII ou 7DII et quasiment tous les derniers boitiers sortis. Je rappelle que cela m'est indispensable car j'ai de toutes façons tendance à reculer un peu le point de mise au point.

 

Le viseur :  Voilà encore un point où je n'ai pas vu de grande différence avec le 5DIII. Nous avons un viseur optique avec un verre permettant l'incrustation d'une grille, des collimateurs, du niveau, etc... Mais rien de neuf. Je regrette de ne pas retrouver la seconde échelle d'exposition présente sur le 7DII, mais on s'en passe aisément.

 

Les commandes :  C'est du Canon et on a vite fait de s'y habituer. L'ergonomie est homogène sur tous les boitiers et le 5DIV s'appréhende aisément, aussi vite que les autres, même si on peut retrouver une ou deux petites différences avec l'ancienne génération. A noter la présence du petit Joystick à l'arrière sous le pouce. Canon ne l'intègre plus sur les gammes du dessous (à part le 7D mark II), et pourtant, quand on y est habitué, il manque cruellement à l'usage !

 

L'écran :  Il est de bonne qualité, et surtout, il est tactile. C'est bien là une grande nouveauté bien agréable. On manipule plus vite et la navigation dans les différents menus en est bien entendu que plus agréable. Il n'est pas rotatif, mais c'est un choix certainement dicté par des soucis de solidité.

 

Le processeur d'image et la gestion du bruit : Le processeur est un Digic 6+. J'avais écrit à propos du 5DIII "Il est assez rapide pour l'affichage et la gestion du bruit est exceptionnelle par rapport à tout ce que j'ai pu tester auparavant. En fait sur les photos prises en Iso-6400, après un dématriçage du fichier Raw (j'aime bien DXO pour cela), le bruit est quasiment imperceptible (voir les photos ci-dessous). Au final, je ne fais plus de photos au flash depuis que j'ai le 5DIII !" Et bien on peut reprendre toutes ces louanges en rajoutant que cette fois, on va pouvoir monter à 12800 ISO avec la même qualité que sur le 5DIII à 6400 ISO ! Rappelons donc maintenant que nos 30 millions de pixels induisent naturellement un bruit supplémentaire... Canon a donc fait un excellent travail. C'est certainement là le plus gros atout de ce 5DIV, car cela signifie que dans les mêmes conditions de faible lumière, passer de 6400 ISO à 12800 ISO permet de doubler la vitesse d'obturation, ou de fermer d'un diaphragme. C'est loin, très loin d'être négligeable. En concert, je peux maintenant me permettre de fermer un peu le 600mm à main levée !

 

La batterie : LP-E6, elle équipe une grande partie des boitiers experts EOS. Canon annonce environ 900 prises de vues avec une charge (contre 950 pour le 5DIII), on ne doit pas en être loin ! Donc pour l'autonomie, c'est parfait. Il faut noter toutefois que les options WIFI ou GPS quand elles sont actives vont diminuer cette autonomie.

 

Je ne m'en sers pas, mais il y a donc deux nouvelles fonctions, le WIFI et le GPS. Le GPS est actif dans mes réglages, mais pour l'heure je n'ai pas vraiment l'utilité de ces informations, par contre, je coupe le WIFI. Mais c'est une fonction maintenant indispensable pour beaucoup.

 

Pour finir, notons également un gain notable par rapport au 5DIII, le fait d'avoir un transfert par cable en USB 3.0. Quel gain de temps pour le transfert vers le PC, et d'autant plus intéressant que les fichiers ont fortement engraissé avec le passage à 30MP.

Quelques exemples montrant l'excellente gestion du bruit du Canon EOS 5D Mark IV

Elles sont classées par ISO croissant. (Photos prises sans flash, cliquez pour agrandir)

Mon avis sur le terrain

A mon avis, ce boitier est fabuleux. Tout sur le Mark III m'allait ( à part le poids ). Et bien Canon revient là avec un boitier qui possède tous les points forts du 5D Mark III et qui se permet de tout faire comme son ainé, mais en encore mieux, en repoussant encore les limites et le champs d'utilisation ! En plus, il est plus léger ! Que demander de plus ?
Sorti de ces considérations générales, j'apprécie très fortement le gain de poids. Il est flagrant et bien opportun. Après le 5D III, on a l'impression d'avoir un boitier léger et bien mieux équilibré. Le second point qui devient vite une habitude sur laquelle on ne reviendra plus, c'est l'écran tactile. On va plus vite, droit au but et même pour visualiser les photos, on clique, on déplace le doigt, bref tout cela est devenu tellement intuitif depuis les smartphones, que l'on ne peut plus s'en passer. Par contre, je vise rarement avec l'écran, et dans mon utilisation, l'amélioration importante de la réactivité de l'AF en visée directe n'est pas un point primordial. Mais si vous y avez recours fréquemment, le bond en avant va être l'un des points les plus spectaculaires de l'évolution de votre matériel.
D'un point de vue technique, j'apprécie quand même les 30Mpixels qui me permettent de meilleurs recadrages pour les marmottes par exemple. Cela rend mon Sigma 50 Ex f/2.8 Macro (test à découvrir ou à redécouvrir ici) encore un peu plus polyvalent... Il faut d'ailleurs remarquer que malgré son âge, ce dernier ne souffre absolument pas des photo-sites plus petits.
En terme d'utilisation, je suis toujours en mode Manuel avec réglage de la vitesse et du diaphragme comme je le veux. L'exposition se cale automatiquement par une adaptation automatique des ISO. On retrouve ici un mode un peu plus souple et automatisé que sur le 5DIII, et on retrouve finalement le module du 7DII. Avec l'écran tactile, il est très rapide de décaler un peu l'exposition si l'on souhaite sur  ou sous-exposer.
De ce point de vue, je trouve qu'il y a de gros écarts en terme d'exposition entre objectifs. Je n'avais jamais constaté cela avec les autres boitiers, le 7DII étant pour moi celui qui s'en tirait le mieux sur ce point. Ici, cela que l'objectif est macro ou télé ou grand angle, je suis obligé de décaler très fréquemment l'expo. J'ai bien entendu essayer de changer le mode de mesure d'exposition sans trouver d'influence flagrante sur cet effet. C'est un petit défaut qui se corrige assez vite, mais qui demande des manipulations et donc qui induit une réactivité un peu moindre !
Il me reste également les petits soucis de flou de bougé que je trouve un peu plus présents qu'avec le 5D III, et les différents objectifs à focale fixe de 85mm. Pour tous ceux que j'ai pu tester, il faut monter la vitesse d'obturation assez haute pour avoir le piqué d'image maximum. Je n'ai pas remarqué cet effet sur les focales courtes ou sur les focales très longues.
Pour vous faire également une idée de ce que l'on peut faire avec lui, je vous conseille également de consulter les derniers reportages présents sur ce site (en particulier ceux de l'été et de l'automne 2018), vous y trouverez diverses conditions de lumière, du plus lumineux au plus sombre (gouffre de Padirac par exemple), ce qui donne une bonne idée de sa tenue sur le terrain.

Ma conclusion

A la lecture de cet article, vous comprendrez donc aisément que je recommande vivement ce dernier boitier de la gamme semi-pro de Canon, l'EOS 5D Mark IV. Toutefois, il reste un bémol de poids pour votre choix, c'est son prix ! En effet, à l'heure où j'écris ces lignes, on trouve des 5D III à moins de 1200€ propres, en occasion, alors que l'on est toujours aux alentours de 2000€ pour un 5D IV. Cela fait tout de même beaucoup pour un boitier qui n'apporte rien de révolutionnaire dans son utilisation ! Car non, il ne vous apportera rien de franchement et définitivement meilleur que sur le 5D III. Pourtant, avec un peu de chance (et de patience), on doit pouvoir réduire cet écart de prix. Sur le moment, lors de mon achat, je considérais qu'un écart de 500€ entre le prix d'achat du nouveau et le prix de revente de l'ancien me paraissait réaliste et raisonnable. J'ai fini par trouver une telle occasion, et quelques mois après, je pense encore que c'est à ce prix qu'il faut l'acheter. Au dessus, je ne suis pas sûr que le jeu en vaille la chandelle. Après, si le budget n'est pas un soucis pour vous, n'hésitez pas, c'est le boitier qu'il vous faut !

 

Je ne veux pas refermer ce test sans laisser la marque de la satisfaction qui est la mienne de posséder un tel boitier. Bien entendu, ce n'est pas le boitier qui fait le photographe, mais tout de même, il le seconde sérieusement, et bon nombre des clichés que je réalise aujourd'hui avec lui ne m'auraient pas été possible avec les anciens boitiers que j'ai eus entre les mains. On entend souvent aussi qu'il vaut mieux un bon objectif qu'un bon boitier... Certes, mais quand vous avez le bon objectif, avoir en plus un bon boitier, ça améliore encore les photos, il ne doit y avoir aucun doute sur ce plan. Bref, le 5D IV est pour l'instant le meilleur boitier que j'ai pu avoir entre les mains, et depuis, il est bien entendu dans mon sac !

 

Pour clore cet article, je voudrais aussi noter que je ne prétends pas avoir fait un test exhaustif du 5D IV. Il s'agit comme toujours d'un avis d'utilisateur sur les fonctions qu'il utilise. Sur bien d'autres points de vue, on pourrait comparer ce boitier à ces prédécesseurs (la vidéo notamment) mais ce ne sont pas des  fonctions que j'utilise dans ma passion photographique et ainsi, mon avis n'est pas forcément justifié.

Quelques photos prises avec le Canon EOS 5D Mark IV

Vous retrouvez un test très très complet ici :

 

Le Canon EOS 5D Mark IV :

 

testé sur Les Numériques

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Commentaires: 1
  • #1

    Alex (lundi, 25 février 2019 01:12)

    Encore re Béanico ^^,
    sur la définition, je l'ai vu avec le D810 et ses 36MP vs le D750 et ses 24MP, en réalité la montée en ISO moins grande tout comme le flou de bougé plus important est une "illusion", dans le sens où on en a l'impression qu'en regardant ses images à 100%...mais à 100% la portion d'image recadrée n'est pas la même s'il y a plus de pixels, autrement dit on agrandit plus donc fatalement on voit plus les défauts. Sur la montée en ISO on s'en rend très bien compte avec les mesures DxO, à tirage de même taille la montée en ISO est similaire et même légèrement à l'avantage du 5DIV https://www.dxomark.com/Cameras/Compare/Side-by-side/Canon-EOS-5D-Mark-IV-versus-Canon-EOS-5D-Mark-III___1106_795. C'est le même principe pour le flou de bougé, on le voit plus parce qu'on zoome plus, en regardant à même taille il n'est pas plus important. C'est pourquoi il faut comparer à taille égale, car quand le support exploite moins de 22MP le 5DIV sera au moins aussi bien que le 5DIII, et au-delà le 5DIV passera encore plus devant puisque lui les a, ses 22MP+.
    Pour le 85 Tamron, il y a aussi ça avec le 300 f/4E de Nikon dont la stabilisation ne serait pas efficace à 1/125ème, autant sur le Tamron ce n'est pas très important car à 1/250ème on peut se passer de stab, autant sur le Nikon c'est un problème car la stab est censée améliorer à 1/125ème.
    Et je suis d'accord avec toi, un bon objectif sur un mauvais boitier est aussi handicapant qu'un mauvais objectif sur un bon boitier, mettre l'objectif en avant c'est prétendre que le capteur, l'AF, la réactivité, l'autonomie, l'ergonomie, le viseur, la rafale etc. ne sont pas importants...ah bon?! Encore plus étonnant quand on entend ça venant de photographes qui changent de boitier tous les 6 mois pour gagner 1ips sur la rafale ;) . En fin de compte, ce qui fait la photo n'est ni le boitier, ni l'objectif, ni le photographe mais les 3 ensemble.